Les Jardins d’Orient

le 24 septembre 2016

Pour quelques jours encore, le paysagiste Michel Pena livre une interprétation contemporaine à l'extraordinaire histoire des jardins d'Orient dans une magnifique installation éphémère sur le parvis de l'Institut du monde arabe.

La découverte des richesses de cet art millénaire est une expérience sensorielle, où les allées de rose, d'oranger et de jasmin invitent le visiteur à la rêverie et à l'apaisement.

Dans ce reflet terrestre du paradis, Pairi-daeza en perse, conçu selon un ordonnancement idéal, tout est fait pour guider l'eau, mère nourricière, vers arbres et fleurs, sculptures et bassins.
Une fois parvenue à son ultime demeure, elle peut reposer en larges pans immobiles sur lesquelles se reflètent toute la rigueur géométrique du jardin.

Si le jardin construit traditionnellement son raffinement face à la nature hostile, un ordre subtil dans le chaos, il propose ici une autre sorte d'opposition tout aussi riche. Les courbes à profusion des arbustes crée un premier plan détonnant pour les silhouettes des bâtiments alentours, ceux de Jussieu et de Jean Nouvel. Ainsi cet oasis ancré au coeur du territoire parisien du 5e arrondissement crée un lien entre la géometrie et l'ordre paysagers et l'ordonnancement des façades de Paris VI et de l'IMA.

La déambulation guidera nos pas vers l'expérience inédite d'une anamorphose crée par François Abelanet au dessus même du jardin qui ravira les amateurs d'illusions en tout genre.
Le regard judicieusement placé, on voit se dessiner une rosace faite d'un parterre de plantes vivaces qui réunit en son sein, le carré (symbole de la création et de la terre) et le cercle (symbole de l'infini et du divin).

Une exposition qui a particulièrement séduit l'équipe de l'agence ArchiSaintGermain, très sensible à cette réinterprétation toute en nuances.

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